


Les innondations qui ont fait plus de 1400 morts à Fonds-Verrettes en mai 2004 et près de 2000 morts et disparus au Gonaïves en Septembre 2004, justifient la nécéssité pour les autorités haitiennes de prendre des mesures adéquates pour éviter une catastrophe écologique dans le pays. Selon des écologistes, Port-au-Prince et ses environs pourraient connaître un désastre d'une ampleur plus importante que celle des Gonaives si rien n'est fait pour stopper la dégradation de l'écosystème en Haiti. Ils affirment que les conditions sont déjà réunies pour une telle tragédie au regard de l'état lamentable de l'environnement dans la capitale haitienne. La situation est extrêmement grâve et l'état d'une urgence environnementale est de rigueur ont signalé les écologistes.
Un colloque sur le reboisement avait été tenu à Damien en avril 1987 ou des recommandations avaient été faites pour une prise en charge complète de l'environnement haitien. Malheureusement, toutes ces tentatives ont été jusqu'à date vaines. Pourtant, les objectifs de l'Etat d'Urgence mettent en évidence l'interdiction de la coupe des arbres et l'exploitation des mines de sable dans les mornes à l'intérieur des zones protégées. Pour décourager les spoliateurs, les écologistes exigent l'intervention des organismes concernés ainsi que la mise sur pied d'un fonds d'urgence et de policiers forestiers pour la protection de l'environnement.
Ils font aussi croire qu'il est impossible de réussir le reboisement du pays sans prévoir le déplacement de certaines populations qui remplissent les bassins versants ou qui érigent dans les ravins des constructions anarchiques. Il faudra aussi penser à générer des emplois et stimuler la production de biens et de services pour convaincre la population à prendre conscience de la dégradation accélérée de l'environnement qui risque éventuellement de mettre l'intégrité de la nation en péril.